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La décision était très attendue et ils étaient nombreux à espérer un changement. Celui-ci a bien eu lieu. Le mercredi 30 septembre, une réforme du statut de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), nommée « Affirmation of Commitments », a mis fin à la tutelle jusqu’à présent exclusive du gouvernement américain sur cet organisme. De manière concrète, cela signifie que les pays autres que les Etats-Unis pourront donc désormais peser en intégrant les commissions d'examen de l’ICANN et participer plus activement à l’établissement des nouvelles règles.
Créée en 1998 par les Américains (sous la présidence de Bill Clinton), l'ICANN est une organisation internationale, chargée de gérer les noms de domaines de premier niveau dans le monde entier. Elle était régie jusqu’à présent par le Joint Project Agreement (JPA) qui la liait directement aux Etats-Unis et plus particulièrement au Département du Commerce américain. La fin de cet accord, qui était fixée au 30 septembre, a donné lieu à une large réflexion sur l’avenir de cette structure et plus largement de l’Internet.

Au cours des derniers mois, les appels ont été nombreux, venus des quatre coins du monde pour faire entendre à l’ICANN et au gouvernement américain la nécessité de changer le mode de gouvernance de l’Internet et de le rendre plus international. A leur tête, l’Union Européenne, par la voix de la commissaire européenne chargée de la société de l'Information et des Médias, Viviane Reding, mais aussi la France et plusieurs autres gouvernements d’Asie. L'objectif : mieux prendre en compte les nouvelles données démographiques de l’Internet. Depuis la création de l’ICANN, on a assisté à une croissance exponentielle de l’Internet dans le monde entier, notamment en Asie et en Europe, au point que les Etats-Unis ne représentent plus la majorité des utilisateurs comme cela était le cas à la fin des années 90. Il était logique et démocratique d’adapter les règles avec la réalité et ouvrir la gouvernance.
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et la Secrétaire d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, ont ainsi salué « les réels progrès contenus dans le nouvel accord » dans un communiqué de presse commun du 2 octobre. La France entend participer très activement à une réflexion d’ensemble, notamment à l’occasion du prochain « Forum sur la gouvernance de l’Internet », qui se tiendra à Charm el-Cheikh en novembre prochain.
C'est avec tristesse que j'ai appris le décès vendredi à Paris du grand producteur Alain BERNHEIM, qui résidait et travaillait à Hollywood. Né en octobre 1922 à Paris, Alain a d’abord travaillé pour l’agent Charles Feldman, avant de s’implanter à Londres, où ses clients étaient entre autres les écrivains Irwin Shaw et James Jones et le réalisateur Jules Dassin.
Il est ensuite retourné à Los Angeles et s’est lancé dans la production. Il a travaillé sur de très nombreux films dans les années 1980, notamment « Buddy Buddy », un remake de « L’Emmerdeur » de Francis Veber, réalisé par Billy Wilder ou « Racing with the Moon » avec Sean Penn et Nicolas Cage ou plus récemment « Return to Paradise » avec Vince Vaughn et Joaquim Phoenix.
Il a durant toute sa carrière entretenu d’excellentes relations avec les studios hollywoodiens, et il était connu à Los Angeles pour ses soirées où se nouaient des liens entre son réseau personnel et des personnalités appartenant au monde d’Hollywood.
Alain Bernheim était un homme courageux, qui n'hésita pas à engager une action en justice qu’avec l’éditorialiste Art Buchwald ils intentèrent à la fin des années 80 à l’encontre de la Paramount. Dénonçant le plagiat de leur idée originale pour le scénario du film « Coming to America » ils remportèrent cette bataille judiciaire et furent dédommagés pour un montant de 825.000 dollars. Ce film, réalisé en 1988, avec Eddy Murphy dans le rôle principal sortit en France sous le titre : « un Prince à New York » et connut un succès important (près de 300 millions de dollars de revenus).
Mes pensées vont à son épouse Marjorie et à son fils Nicolas, qui avaient déjà perdu en juin dernier leur fils et frère Daniel. Un grand producteur nous a quitté.
Pendant trois jours, du 23 au 25 septembre, le Henry Fonda Theater a donc vibré aux sons de musiques inattendues à Los Angeles. Avec Sylvain Taillet, nous avons en effet accueilli sur Hollywood boulevard les meilleurs musiciens français du moment. A noter malheureusement l'exception tragique de la talentueuse Emilie Simon, qui a du renoncer à participer au festival Oohlala en raison d'un drame personnel.
Le pari était risqué, car nous avons pris la décision de nous lancer dans cette aventure il n'y a que 10 mois, et dans une année de récession, c'est-à-dire à un moment où les partenaires privés n'ont pas les m
oyens de s'investir dans un tel projet. Le bilan est plus que positif. Les artistes ont fait un tabac, devant un public autant français qu'américain qui s'est déplacé en nombre : plus de 2000 personnes sur trois soirées, ce qui est un petit exploit pour une première édition et pour des talents pour la plupart inconnus à Los Angeles...
J'ai aimé Cocoon, le duo folk auvergnat, qui a séduit tout le monde, de même que Gonzales, dont on peut dire qu'il est abrasif. J'ai adoré Sébastien Tellier, qui a atteint à mes yeux une dimension d'artiste à vocation internationale. Je l'avais vu sur la même scène en décembre 2008. Je peux témoigner du fait que le public américain est de plus en plus conquis. Le lendemain, nous avons eu droit à Nouvelle Vague, dont les reprises élégantes ont convaincu le public. Celui-ci avait été "chauffé" par le numéro de Soko, la "repêchée" du festival, dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle a un caractère et un potentiel.
La soirée électro a elle aussi tenu toutes ses promesses, avec des DJ's qui, j'en fais le pari, reviendront jouer en Californie : Brodinski, The Shoes, et Jamaïca, les nouveaux représentants de la "French touch". Vous en entendrez à nouveau parler.
Prochain objectif : rendre ce festival pérenne, et en faire l'équivalent pour la musique de ce que COLCOA est pour le cinéma. A Los Angeles, dans la capitale mondiale de l'entertainment, la France se doit d'être présente sur la scène musicale comme au cinéma.